Vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) : comprendre et rééduquer
Tu te retournes dans ton lit, et la chambre se met à tourner. Violemment. Quelques secondes plus tard, c'est fini. Puis ça recommence quand tu te lèves, quand tu lèves la tête pour attraper un bol sur l'étagère, quand tu te penches pour lacer tes chaussures. Ce tableau porte un nom : le vertige positionnel paroxystique bénin, ou VPPB.
Le mot "bénin" est exact : ce n'est pas dangereux en soi. Mais ça fait peur, et ça augmente le risque de chute. Bonne nouvelle : c'est un problème mécanique, et un geste mécanique le règle souvent. Voici ce qui se passe dans ton oreille, comment on le diagnostique, ce que font les manœuvres, et les signes qui imposent l'urgence.
Vertige positionnel paroxystique bénin : des cristaux au mauvais endroit
L'oreille interne, un capteur de mouvement
Ton oreille interne contient le vestibule, un capteur de mouvement et de position. Deux structures y travaillent ensemble.
- Les otolithes (utricule et saccule) : de petites poches tapissées de cellules sensibles, recouvertes de minuscules cristaux de carbonate de calcium. Ils détectent la gravité et les accélérations en ligne droite.
- Les canaux semi-circulaires : trois tubes remplis de liquide, orientés dans les trois plans de l'espace. Ils détectent les rotations de la tête.
L'image utile : les otolithes sont une balance, les canaux sont des niveaux à bulle. Chacun a son rôle, et les deux ne doivent pas se mélanger.
Le mécanisme du VPPB
Dans le vertige positionnel paroxystique bénin, des cristaux se détachent de l'utricule et migrent dans un canal semi-circulaire. Là, ils n'ont rien à faire. Quand tu bouges la tête dans le plan de ce canal, les cristaux roulent sous l'effet de la gravité et entraînent le liquide avec eux. Le capteur envoie au cerveau le message "on tourne", alors que tu es simplement allongé.
C'est un grain de sable dans un niveau à bulle : immobile, rien. Dès que tu inclines, il roule et fausse la mesure quelques secondes, d'où la brièveté des crises.
Le canal postérieur est de loin le plus souvent touché, car c'est le plus bas quand tu es allongé : les cristaux y tombent par gravité. Le canal latéral (horizontal) est moins fréquent. Le canal antérieur est rare.
Qui est concerné ?
L'étude de population de von Brevern et collègues (2007), menée en Allemagne, estime la prévalence du VPPB sur la vie entière à 2,4 %. Il représentait 8 % des personnes souffrant de vertiges modérés ou sévères. La durée médiane d'un épisode était de deux semaines, et seules 8 % des personnes atteintes avaient reçu un traitement efficace.
L'âge, la migraine, l'hypertension, l'excès de cholestérol et les antécédents d'AVC y étaient associés. Souvent, on ne trouve aucune cause.
Symptômes et drapeaux rouges
Les signes typiques
- Un vertige rotatoire, bref (en général moins d'une minute), déclenché par un changement de position de la tête.
- Des situations typiques : se coucher, se retourner dans le lit, se lever, regarder en haut, se pencher en avant.
- Des nausées pendant ou après la crise, parfois des vomissements.
- Une sensation d'instabilité ou de "tête flottante" entre les crises.
- Aucune perte d'audition brutale, aucun signe neurologique.
Dans ma pratique de kinésithérapeute, je vois souvent des personnes qui, après quelques crises, bloquent leur cou et évitent certains mouvements par peur du vertige. Le cou devient raide et douloureux, et la douleur finit par passer au premier plan. Ce réflexe de protection est compréhensible, mais il complique le tableau.
Drapeaux rouges : consultation en urgence
Un vertige n'est pas toujours un VPPB. Certains signes doivent faire appeler le 15 ou consulter aux urgences immédiatement, car ils peuvent évoquer un AVC ou une autre atteinte du cerveau :
- Un vertige continu, qui dure des heures, même immobile, et pas seulement aux changements de position.
- Des signes neurologiques : faiblesse ou engourdissement d'un bras, d'une jambe ou du visage, difficulté à parler, vision double, trouble de la déglutition, marche impossible ou très déséquilibrée.
- Un mal de tête brutal et intense, ou une douleur de nuque inhabituelle et brutale.
- Une perte d'audition brutale d'une oreille, avec ou sans acouphènes.
- Un vertige après un traumatisme crânien avec d'autres signes (somnolence, confusion, vomissements répétés).
Face à un vertige continu, les urgentistes disposent d'un examen des mouvements des yeux appelé HINTS. L'étude de Kattah et collègues (2009), chez des patients à haut risque, l'a trouvé plus sensible qu'une IRM précoce pour repérer un AVC. C'est un examen médical d'urgence, pas un test maison.
Pour savoir vers qui te tourner selon la situation, l'article sur les signes qui doivent faire consulter fait le point.
Diagnostic : deux tests de position
Le VPPB est un diagnostic clinique. Le groupe de travail de la Bárány Society (von Brevern et collègues, 2015) a publié des critères diagnostiques de référence. La recommandation de l'American Academy of Otolaryngology-Head and Neck Surgery (AAO-HNS) de Bhattacharyya et collègues (2017) en reprend l'essentiel. En France, la HAS a également publié des recommandations sur les manœuvres diagnostiques et thérapeutiques.
Le test de Dix-Hallpike
C'est le test de référence pour le canal postérieur. Le professionnel te fait passer rapidement de la position assise à la position allongée, tête tournée à 45 degrés d'un côté et légèrement en extension (environ 20 degrés selon la recommandation AAO-HNS). Si les cristaux sont dans le canal postérieur de ce côté, le vertige se déclenche après quelques secondes.
Le vrai signe diagnostique n'est pas le vertige, c'est le nystagmus : un mouvement involontaire et rythmé des yeux. Dans le VPPB du canal postérieur, il bat vers le haut avec une composante de torsion. Sa direction et sa durée orientent vers le canal et le côté atteints.
Le test de roulis
Si le Dix-Hallpike est négatif ou montre un nystagmus horizontal, la recommandation AAO-HNS conseille de réaliser un test de roulis en position allongée. La tête est tournée rapidement d'un côté puis de l'autre. Il recherche un VPPB du canal latéral.
Pas d'imagerie de routine
La recommandation AAO-HNS déconseille l'imagerie et les examens vestibulaires complémentaires quand les critères du VPPB sont réunis et qu'aucun signe inhabituel ne s'y ajoute. Ils se discutent si le tableau est atypique ou si les manœuvres échouent.
Ces tests déclenchent souvent vertige et nausées, et demandent de savoir lire le nystagmus. Ce sont des gestes de professionnel formé.
Prise en charge : les manœuvres de repositionnement
Le principe est simple : puisque des cristaux sont au mauvais endroit, on les fait sortir du canal par une série de positions de la tête et du corps, guidées par la gravité. Une fois revenus dans l'utricule, ils ne gênent plus.
Epley et Sémont, deux gestes validés
La recommandation AAO-HNS demande de traiter le VPPB du canal postérieur par une manœuvre de repositionnement, ou d'orienter vers un clinicien qui sait la faire.
- La manœuvre d'Epley enchaîne plusieurs positions allongées, tête tournée, avant le retour en position assise. La revue Cochrane de Hilton et Pinder (2014), sur 11 essais et 745 patients, montre une résolution complète du vertige chez 56 % des patients traités, contre 21 % avec une manœuvre placebo ou sans traitement. Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté. Des nausées pendant la manœuvre sont fréquentes.
- La manœuvre de Sémont fait basculer rapidement le patient d'un côté sur l'autre, en position couchée sur le côté. La revue d'Alashram (2024), sur 18 essais randomisés, lui attribue un taux de succès autour de 80 %. Elle peut être une option quand le cou supporte mal l'extension.
Hilton et Pinder ne retrouvent pas de différence entre Epley et Sémont sur la normalisation du test de Dix-Hallpike. Le choix dépend du canal atteint, du côté, et de ce que ton cou et ton dos tolèrent. Pour le canal latéral, d'autres manœuvres existent (roulis, Gufoni).
Pourquoi pas d'auto-manœuvre au hasard ?
Les vidéos de manœuvres sont partout. Le risque principal est de se tromper : mauvais côté, mauvais canal, ou un vertige qui n'est pas un VPPB. Faire des manœuvres sur un AVC non reconnu, c'est perdre un temps précieux.
La recommandation AAO-HNS mentionne la rééducation vestibulaire auto-administrée comme une option, mais une fois le diagnostic posé. Autrement dit : d'abord un diagnostic par un professionnel, ensuite éventuellement des exercices qu'il t'aura montrés.
Qui réalise ces manœuvres ?
Ton médecin traitant, un médecin ORL, un neurologue, ou un kinésithérapeute formé à la rééducation vestibulaire. Côté kiné, demande si la rééducation vestibulaire est pratiquée : elle demande une formation dédiée.
Des phases guidées par des critères
La prise en charge ne suit pas un calendrier fixe. Elle avance selon des critères.
- Diagnostic posé : tests positifs, drapeaux rouges écartés, canal et côté identifiés.
- Manœuvre : on la répète si le vertige et le nystagmus persistent au test de contrôle.
- Résolution : plus de vertige aux changements de position, test de contrôle négatif.
- Équilibre et confiance : si l'instabilité ou la peur du mouvement persistent, on travaille l'équilibre et le retour progressif aux gestes évités.
La recommandation AAO-HNS conseille de réévaluer dans le mois qui suit. Des symptômes qui persistent imposent de rechercher un VPPB non résolu ou une autre atteinte vestibulaire ou neurologique.
Les restrictions après la manœuvre : inutiles
Dormir assis, porter une minerve, éviter de pencher la tête : ces consignes ont longtemps été données. La méta-analyse de Devaiah et Andreoli (2010), sur 523 patients, ne retrouve aucun bénéfice des restrictions posturales. La recommandation AAO-HNS les déconseille fortement.
Et les médicaments ?
La recommandation AAO-HNS déconseille de traiter le VPPB en routine par des médicaments qui freinent le système vestibulaire. Ils ne déplacent pas les cristaux. Un traitement contre les nausées peut parfois se discuter : c'est à voir avec ton médecin.
Rééducation vestibulaire et exercices types
Ce que dit la littérature
La revue Cochrane de McDonnell et Hillier (2015) montre que la rééducation vestibulaire est efficace dans les atteintes vestibulaires périphériques. Pour le VPPB précisément, les manœuvres sont plus efficaces à court terme que les exercices seuls. L'association des deux aide la récupération fonctionnelle à plus long terme.
Des exercices expliqués, pas prescrits
Les exercices ci-dessous illustrent la logique de la rééducation. Ils se font une fois le diagnostic posé, sur conseil du professionnel qui te suit, en sécurité (près d'un mur ou d'une chaise), et jamais en cas de drapeau rouge.
- L'habituation : répéter de façon contrôlée des mouvements qui gênent légèrement, pour que le cerveau réapprenne à les tolérer. Elle ne remplace pas une manœuvre : dans l'essai de la revue Cochrane qui les comparait, une seule manœuvre d'Epley faisait mieux qu'une semaine d'exercices de Brandt-Daroff.
- La stabilisation du regard : fixer une cible pendant que la tête bouge doucement.
- L'équilibre : pieds serrés, puis en tandem, sur sol dur puis plus instable, yeux ouverts puis fermés. La progression se fait selon la stabilité, pas selon un nombre de jours.
- Le retour aux gestes évités : se pencher, regarder en haut, se retourner dans le lit, progressivement.
Reprendre ses activités
Après une manœuvre réussie, tu reprends tes activités habituelles sans restriction particulière. Deux précautions de bon sens :
- Conduire : pas tant que des vertiges surviennent aux mouvements de tête. Un coup d'œil dans l'angle mort peut en déclencher un.
- Sport : les activités tête en bas, en extension ou en rotation rapide (yoga, gymnastique, natation avec culbutes, musculation au sol) se reprennent progressivement, une fois les tests de contrôle négatifs.
Chez la personne âgée, le VPPB augmente le risque de chute. La recommandation AAO-HNS demande d'évaluer la mobilité, l'équilibre et le risque de chute. Pour aller plus loin, l'article sur la prévention des chutes par l'exercice et celui sur l'ostéoporose et l'exercice donnent des pistes.
Récidives et prévention
Un problème qui peut revenir
Le VPPB récidive souvent. La revue Cochrane de Hilton et Pinder rapporte un taux de récidive élevé après traitement, de l'ordre de 36 %. Une méta-analyse de Wen et collègues (2025) associe les récidives à plusieurs facteurs : âge avancé, sexe féminin, traumatisme crânien, migraine, diabète, hypertension, ostéoporose, maladie de Ménière et carence en vitamine D. Ces associations ne prouvent pas une cause, et la qualité des études incluses est variable.
Une récidive se reconnaît vite et se traite comme le premier épisode. Si tu as déjà eu un vertige positionnel paroxystique bénin, reconsulte dès les premiers signes.
Et la vitamine D ?
La méta-analyse de Wood et collègues (2024) retrouve des taux de vitamine D plus bas chez les personnes ayant un VPPB, mais le lien avec les récidives reste incertain. Un dosage et une éventuelle supplémentation sont à discuter avec ton médecin. L'article sur la vitamine D fait le point sur ce qu'on sait.
Vertige d'origine cervicale : ce qu'on sait
On entend souvent que les vertiges "viennent des cervicales". Le sujet est réel, mais bien plus flou que le vertige positionnel paroxystique bénin.
Distinguer les deux
- VPPB : vertige rotatoire bref, déclenché par la position de la tête par rapport à la gravité (se coucher, se retourner). Nystagmus typique aux tests de position.
- Vertige d'origine cervicale : plutôt une sensation d'instabilité ou de flottement, associée à une douleur de cou, qui varie avec les mouvements du cou lui-même. Pas de nystagmus typique d'un VPPB.
Le vertige d'origine cervicale reste un diagnostic d'exclusion : on le retient après avoir écarté les causes de l'oreille interne et du cerveau.
Ce que disent les études
La méta-analyse de Carrasco-Uribarren et collègues (2025), sur six essais randomisés, suggère que la thérapie manuelle ciblant le haut du cou améliore l'impact et l'intensité des vertiges d'origine cervicale. Le niveau de preuve reste faible à très faible. Traduction : c'est une piste raisonnable, pas une certitude.
Au cabinet, je vois souvent des personnes qui consultent pour des douleurs de cou et évoquent aussi des vertiges. La première question n'est pas "comment traiter le cou", mais "est-ce bien le cou". Un vertige positionnel typique oriente vers l'oreille interne, pas vers les cervicales.
Si la douleur de cou domine, lis les articles sur les cervicalgies, les douleurs cervicales et maux de tête ou le torticolis au réveil. Après un accident de voiture, celui sur le coup du lapin.
Ce que j'en retiens
- Le VPPB est un problème mécanique : des cristaux de l'oreille interne logés dans un canal où ils n'ont rien à faire.
- Le vertige est bref et déclenché par la position. Un vertige continu, des signes neurologiques ou un mal de tête brutal imposent l'urgence.
- Le diagnostic repose sur le test de Dix-Hallpike et le test de roulis, pas sur l'imagerie.
- Les manœuvres d'Epley et de Sémont sont des gestes de professionnel, efficaces et sûrs. Pas besoin de dormir assis après.
- Les récidives sont fréquentes, et elles se traitent de la même façon. Face à un vertige positionnel paroxystique bénin, le bon réflexe reste un diagnostic posé par un professionnel formé.
FAQ
Combien de temps dure un VPPB ?
Chaque crise dure en général moins d'une minute. L'épisode, lui, peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines sans traitement : l'étude de von Brevern et collègues rapporte une durée médiane de deux semaines. Une manœuvre de repositionnement adaptée raccourcit souvent nettement l'épisode. Si les vertiges persistent au-delà d'un mois, une réévaluation est recommandée.
Peut-on faire la manœuvre d'Epley seul chez soi ?
Pas sans diagnostic. La manœuvre dépend du canal et du côté atteints, et un vertige peut avoir une autre cause, parfois grave. Les recommandations AAO-HNS mentionnent les exercices auto-administrés comme une option une fois le diagnostic posé. Le bon ordre : diagnostic par un professionnel, puis éventuellement des exercices qu'il t'aura montrés.
Le VPPB peut-il être grave ?
Le VPPB en lui-même est bénin : il n'abîme pas l'oreille ni le cerveau. Son principal danger est la chute, surtout chez la personne âgée. En revanche, un vertige continu, avec faiblesse, trouble de la parole, vision double ou mal de tête brutal, n'est pas un VPPB typique. Dans ce cas, appelle le 15 sans attendre.
Quelle est la différence entre VPPB et vertige d'origine cervicale ?
Le VPPB donne un vertige rotatoire bref, déclenché par la position de la tête par rapport à la gravité, avec un nystagmus typique aux tests. Le vertige d'origine cervicale donne plutôt une instabilité associée à une douleur de cou. Ce second diagnostic se pose après avoir écarté les causes de l'oreille interne et du cerveau.
Le VPPB peut-il revenir ?
Oui, c'est fréquent. La revue Cochrane de Hilton et Pinder rapporte des récidives chez environ un tiers des patients après traitement. Une récidive se traite de la même façon que le premier épisode. Si ton vertige positionnel paroxystique bénin revient, reconsulte dès les premiers signes, et sans attendre si un signe inhabituel apparaît.
Références
- Alashram, A.R. (2024). "Semont maneuver for posterior canal benign paroxysmal positional vertigo: a systematic review of randomized controlled trials." European Archives of Oto-Rhino-Laryngology, 281(8), 3985-3999.
- Bhattacharyya, N., et al. (2017). "Clinical Practice Guideline: Benign Paroxysmal Positional Vertigo (Update).)" Otolaryngology-Head and Neck Surgery, 156(3 suppl), S1-S47.
- Carrasco-Uribarren, A., et al. (2025). "Is manual therapy effective for cervical dizziness? A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials." BMC Musculoskeletal Disorders, 26(1), 659.
- Devaiah, A.K., & Andreoli, S. (2010). "Postmaneuver restrictions in benign paroxysmal positional vertigo: an individual patient data meta-analysis." Otolaryngology-Head and Neck Surgery, 142(2), 155-159.
- Hilton, M.P., & Pinder, D.K. (2014). "The Epley (canalith repositioning) manoeuvre for benign paroxysmal positional vertigo.%20manoeuvre%20for%20benign%20paroxysmal%20positional%20vertigo)" Cochrane Database of Systematic Reviews, (12), CD003162.
- Kattah, J.C., et al. (2009). "HINTS to diagnose stroke in the acute vestibular syndrome: three-step bedside oculomotor examination more sensitive than early MRI diffusion-weighted imaging." Stroke, 40(11), 3504-3510.
- McDonnell, M.N., & Hillier, S.L. (2015). "Vestibular rehabilitation for unilateral peripheral vestibular dysfunction." Cochrane Database of Systematic Reviews, (1), CD005397.
- von Brevern, M., et al. (2007). "Epidemiology of benign paroxysmal positional vertigo: a population based study." Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, 78(7), 710-715.
- von Brevern, M., et al. (2015). "Benign paroxysmal positional vertigo: Diagnostic criteria." Journal of Vestibular Research, 25(3-4), 105-117.
- Wen, Y., et al. (2025). "Identifying key risk factors for the recurrence of benign paroxysmal positional vertigo following successful canalith repositioning maneuvers: a meta analysis." European Journal of Medical Research, 30(1), 262.
- Wood, H., et al. (2024). "Association between vitamin D deficiency and benign paroxysmal positional vertigo (BPPV) incidence and recurrence: a systematic review and meta-analysis.%20incidence%20and%20recurrence%3A%20a%20systematic%20review%20and%20meta-analysis)" BMJ Open, 14(4), e077986.
Pierre Favrel, masseur-kinésithérapeute D.E. au Cabinet Sequoia, Vandœuvre-lès-Nancy.