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avec Anthony Tresontani
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Anthony Tresontani, 35 ans, entrepreneur tech et ingénieur, a repris le basket après 22 ans d'arrêt avec 15-20 kg de surpoids. Déchirure au 4ème entraînement, puis reconstruction méthodique avec un volume amateur délirant : 15-25h/semaine et des sessions de 850 shoots identiques. Un cas d'étude en transfert de mentalité entrepreneur vers sportif.
Reprendre un sport après 22 ans d'arrêt. Pour la plupart des gens, cette phrase déclenche des réflexions sur les limitations physiques, l'âge, le manque de temps. Anthony Tresontani a décidé de la traiter comme un projet d'optimisation.
Entrepreneur dans la tech, Anthony Tresontani a appliqué à sa reprise du basket la même rigueur méthodique qu'il applique à ses projets professionnels. Dans cet épisode de SequoiaLab, il raconte ce que ce retour au sport lui a appris sur la pliométrie, la discipline et la manière d'intégrer l'entraînement dans une vie d'entrepreneur à temps plein.
Anthony Tresontani est entrepreneur dans le secteur de la technologie. Il a pratiqué le basket intensivement dans sa jeunesse, puis l'a arrêté pendant 22 ans, absorbé par ses projets professionnels. La reprise est venue d'une décision consciente : intégrer le sport comme pilier non négociable de sa vie, pas comme bonus quand le temps le permettrait.
Ce parcours croise deux mondes que l'on associe rarement : la culture de la performance entrepreneuriale et la culture de la performance sportive. L'épisode explore comment ces deux univers se nourrissent mutuellement.
La reprise d'un sport après une longue pause est un projet de transformation physique qui se gère avec la même méthode qu'un projet d'entreprise : objectif clair, mesures de progression, tolérance à l'échec, itération rapide. La différence, c'est que le corps a ses propres contraintes et ses propres délais, que l'entrepreneur habitué à accélérer doit apprendre à respecter.
Anthony Tresontani décrit sans détour les surprises que réserve un corps qui reprend un sport après deux décennies. Les habiletés techniques reviennent relativement vite (mémoire motrice), mais les capacités physiques, elles, doivent être reconstruites depuis des bases différentes. Un corps de 40 ans n'est pas un corps de 18 ans ralenti.
Pour un kiné, ce récit est précieux : la reprise sportive tardive est un moment à risque. Les tendons et les ligaments s'adaptent plus lentement que les muscles à la charge. Un pratiquant qui retrouve ses sensations techniques avant d'avoir reconstruit sa capacité tendineuse est un pratiquant qui se blesse. La progressivité dans la reprise n'est pas une précaution excessive, c'est une nécessité physiologique.
La pliométrie (exercices de saut, d'impulsion, de rebond) est devenue un point central de la préparation physique de Tresontani. Pas seulement pour le basket, mais pour sa condition physique générale.
La pliométrie améliore la puissance explosive, la coordination neuromusculaire et la capacité de réactivité. Elle est aussi un excellent outil de prévention des blessures de genou et de cheville quand elle est introduite progressivement. Le problème est que c'est aussi le type d'entraînement le plus facilement mal dosé : trop tôt, trop intensif, sans base de force suffisante, il devient une source de blessure plutôt qu'une protection.
Tresontani a découvert la pliométrie comme outil de performance. Pour le kiné, c'est aussi un outil de rééducation et de prévention, notamment dans les protocoles de retour au sport après une entorse de cheville ou une reconstruction ligamentaire.
L'un des défis concrets de Tresontani : intégrer l'entraînement dans une vie d'entrepreneur dont les journées sont déjà surchargées. Sa solution n'est pas révolutionnaire, mais elle est appliquée avec rigueur : l'entraînement est planifié comme un rendez-vous client, non négociable et prioritaire.
Cette approche rejoint ce que les études sur l'adhésion à l'activité physique montrent : l'intention n'est pas suffisante. Le comportement doit être planifié, avec un lieu, un horaire et une durée définis. Le taux d'adhésion augmente significativement quand ces trois paramètres sont spécifiés à l'avance.
Anthony Tresontani se décrit lui-même comme quelqu'un d'obsessionnel dans ses projets. Cette qualité l'a aidé à reprendre sérieusement le basket et à progresser rapidement. Elle l'a aussi exposé à un risque classique chez les entrepreneurs qui reprennent le sport : vouloir aller trop vite, compenser les années perdues en quelques mois.
L'épisode aborde honnêtement ce point : il a fallu apprendre à doser, à respecter les signaux du corps, à ne pas traiter la récupération comme du temps perdu. Pour un praticien de santé, c'est un profil identifiable : le sur-motivé qui arrive en consultation après une blessure précoce parce qu'il n'a pas respecté la progressivité.
Ce qui rend cet épisode particulièrement riche : les allers-retours entre les deux univers. Tresontani applique au basket des principes de gestion de projet (objectifs, métriques, itération). Il importe dans son travail des leçons apprises au sport (discipline, tolérance à l'inconfort, capacité à recommencer après un échec).
Ce transfert de compétences entre sport et vie professionnelle est documenté dans la littérature en psychologie de la performance. Les sportifs qui ont développé des stratégies de gestion de la pression en compétition les utilisent dans les situations de haute pression professionnelle.
La reprise sportive tardive est une situation que le kinésithérapeute rencontre de plus en plus souvent. La population des 40-55 ans qui reprend un sport après une longue pause est une population à risque spécifique : elle sous-estime systématiquement le délai d'adaptation des structures passives (tendons, ligaments, os) par rapport aux structures actives (muscles, cardiovasculaire).
Les principes de prévention pour cette population : une progressivité stricte sur les 8 à 12 premières semaines, un bilan de mobilité et de force avant la reprise, et une attention particulière aux signaux précoces (douleurs qui persistent plus de 24h après une séance, raideurs matinales localisées).
La pliométrie évoquée par Tresontani est un outil puissant mais exigeant en termes de prérequis. Avant d'introduire des exercices pliométriques, la capacité à contrôler la phase excentrique (freinage) et à absorber les impacts doit être vérifiée. Un programme progressif en 4 étapes (absorption, réactivité, puissance, transfert) est plus sûr qu'une introduction directe aux sauts de haute intensité.
Les deux premières semaines doivent être volontairement sous-intensives par rapport aux capacités actuelles. On sous-estime la différence entre capacité cardiovasculaire (qui revient relativement vite) et capacité tendineuse (qui met 8 à 12 semaines à s'adapter). La règle pratique : si tu peux faire plus, fais quand même moins pendant les 4 premières semaines.
La pliométrie peut être pratiquée à tout âge, à condition d'avoir une base de force suffisante (capacité à absorber les impacts) et de respecter une progression par étapes. Pour les adultes de 40 ans et plus qui reprennent le sport, introduire la pliométrie après 6 à 8 semaines de renforcement de base est recommandable.
Planifier les séances comme des rendez-vous non négociables, avec horaire, lieu et durée définis. Commencer par 2 à 3 séances par semaine de 45 minutes plutôt que d'essayer de faire 5 séances longues. La régularité sur 6 mois produit plus de résultats que les semaines intenses alternées avec les semaines sans entraînement.
Les principaux risques sont les tendinopathies (Achille, rotule, épicondyle) par inadaptation des tendons à la charge, les entorses de cheville (proprioception diminuée après des années de sédentarité) et les douleurs lombaires si la stabilité du tronc n'a pas été maintenue. Un bilan kinésithérapeutique avant la reprise aide à identifier les zones à renforcer en priorité.
Oui, via plusieurs mécanismes documentés : l'activité physique améliore la fonction cognitive (attention, mémoire de travail, prise de décision), réduit les marqueurs de stress chronique (cortisol, inflammation) et améliore la qualité du sommeil, qui est une variable majeure de la performance cognitive. Les études sur des populations de cadres actifs montrent des bénéfices mesurables sur la productivité et la résistance au stress.
L'épisode complet avec Anthony Tresontani est disponible sur YouTube : Anthony Tresontani sur SequoiaLab
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